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N'en venons pas à la détresse

Dernière mise à jour : il y a 7 jours


Le Dr Henri Selve contribua au concept de stress en 1936 , en le qualifiant de signal d’alarme. La réaction physiologique du corps est alors de déclencher des substances chimiques afin de provoquer des réactions entre elles, pour que notre organisme s’adapte rapidement à ce changement brutal et inattendu


Le système nerveux va jouer un rôle de transmetteur d’informations tel un chef d’orchestre , en vue d’être analysées par notre cerveau et de fournir une réponse selon son interprétation et évaluation cognitive-émotionnelle (cortex préfrontal et zone limbique entre autre) au regard des expériences passées pour s'adapter.

C’est à dire, que le choix de rentrer en réaction ou pas nous appartient en fonction de notre propre perception de ce stress venant en stimulus. Cette réaction peut se manifester avec une seuil d'intensité intrinsèque à nous-même, alimentée par notre vécu antérieur, transmission éducationnelle familiale et sociétale en partie.

Exemple : être propriétaire. Ce besoin est-il important pour moi ou est-ce pour répondre aux attentes extérieurs ? Cela va t-il alimenter mon bien-être (sensation d'accomplissement, d'être chez soi...) ou une contrainte ( engagement, charge mentale supplémentaire...) ?


La médecine hippocratique, dont il ne reste que le serment dans la médecine conventionnelle, part du postulat que la nature est "la guérisseuse suprême" aidant à retrouver cet état d’équilibre en cas de déstabilisation. Ainsi la nature première de notre corps est de mettre en place des mécanismes adaptatifs pour retrouver l'homéostasie (équilibre) aidé par une vie vécue sainement.


Définition: « état réactionnel de l’organisme soumis à une agression brusque; induit par des stimuli physique, psychique et/ou émotionnel »

Nous pouvons différencier deux types de stress:

le stress aigu : douleur aigue, un examen scolaire, un entretien d’embauche, prendre la rocade/ périphérique lorsqu'on est jeune conducteur….

le stress chronique : l’efficience en tout temps au travail, le combat devant une longue maladie, la charge mentale au quotidien, les violences physique/psychique etc. amènent à l’épuisement car le corps est en état d’alerte en continu et sans répit


Quelque soit sa temporalité, "il faut noter que cela menace l’intégrité physique ou psychologique de façon réelle ou interprétée", et que ses effets ont pour but de conduire vers une adaptation positive.


Les capacités du corps, sur-sollicitées, peuvent conduire à l'épuisement et l'émergence de problèmes: cutanée, digestif, cognitif, comportementale...voire de maladie. Si l'on puise dans nos réserves d'énergie le corps n'a plus la force vitale pour maintenir l'équilibre, la santé devient un consommable au lieu d'une ressource.


Connaissez-vous la "réponse combat-fuite"?

C'est une attitude de survie pour protéger son intégrité qui de nos jours pourrait se manifester par le choix d'une attitude agressive pour la lutte (combat) ou alors de retrait pour éviter le conflit (fuite). Nous pouvons choisir l'une ou l'autre comme réponse dans une situation stressante ou bien adopter une action adaptative positive en reconnaissant ce que l'autre éveille chez moi comme blessure.

Exemple: le repas du dimanche chez la belle-famille. Il peut être source de stress si on ne s'y sent pas à l'aise majoré par une attitude d'évitement de la part de notre partenaire. Si on choisit de se taire afin d'éviter le conflit on laisse l'autre ne pas respecter nos limites. Si on rentre dans la lutte, on est en réaction pour faire respecter nos limites. Dans les deux cas cela fonctionne peu car l'équilibre n'est pas. Cependant, comprendre pourquoi nous abordons une attitude taiseuse ou de riposte permet d'harmoniser les rapports à soi-même et aux autres. Ainsi l'énergie est centrée sur notre bien-être en laissant à l'autre ce qui lui appartient, c'est une façon de prendre soin de soi.


Nous nous sommes construits depuis notre enfance en fonctions d’us et coutumes venant polir notre éducation et nos comportements codifiés, selon des systèmes de valeurs et références sociales. Nos perceptions de nous-même, si trop négatives provoquent des émotions dont leurs intensités peuvent être à la mesure de nos blessures et induire un stress court-circuitant nos choix positifs : le cerveau ne fait pas la différence entre l’illusion et la réalité.

Des chercheurs ont constaté l'activation des mêmes zones cérébrales lorsqu'un sujet pensait à une situation réelle ou imaginaire. Ainsi vient le choix de vivre dans l'illusion de ce qu'on l'on croit bon ou vivre dans la réalité d'entreprendre des choix positifs pour soi-même ? Nos prise de consciences permettent de distinguer où nous en sommes dans notre chemin de vie et quelle vie nous souhaitons créer par la suite.

Exemple: je choisi d'être ultra perfectionniste pour démontrer ma valeur, l'échec n'ait pas envisageable, j'ai peur de décevoir et perdre l'amour ou la reconnaissance.

Je souhaite que ma famille ne manque de rien mais je suis épuisée de tout porter car j'ai été marqué par la pauvreté ou bien je souhaite qu'ils se sentent aimés car je ne l'ai pas reçu enfant, etc.


Alors pourquoi ne pas construire une réalité positive pour soi ? sans peur d'être jugé, rejeté, agressé ou encore abandonné qui deviennent source de blocages et freins dans les décisions de son propre bien-être, permettant de réaliser sa vie selon ses propres aspirations.


Si vous souhaitez un accompagnement vers un processus de changement positif, c'est par ici

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