L'amour de soi ?

Dernière mise à jour : 12 déc. 2021




Quelle vaste question s'aimer soi-même.

Ce sentiment d'amour peut se manifester en donnant du sens à son existence, se sentir digne par nature au-delà de l'étiquette portée sur cette terre. Et s’il était abordé à travers des questionnements pour permettre une introspection.


Selon où nous en sommes face à cette question, on peut se positionner de différents angles de vue. Un enfant ayant vécu/perçu assez d’amour présentera plus d’estime car ressentira plus de sécurité affective et s’attribuera davantage de valeur. Et un enfant ayant vécu/perçu moins d’amour percevra pour lui-même moins de valeur en fonction de ce qu’il a reçu.

Les conditions de ce début de vie s’intégreront dans un processus d’apprentissage pouvant conditionner les futurs choix de vie, et, se verront être mobiliser de manière consciente, ou non, selon les différentes situations de vie qui se présenteront à soi.


L’amour pourra se manifester de manière sécure ou insécure selon la théorie de l’attachement de Bowlby. Théorie sur le comportement du/des parents à reconnaitre et considérer les besoins de l’enfant.


Mais mieux vaut tard que jamais, abordons-le à travers des questions.


Nous grandissons dans un environnement différent :

- En fonction du pays, de sa culture et de ses lois

- En fonction de la famille, de son éducation et son héritage

- En fonction du système scolaire et des enseignants

- En fonction du métier et son statut social

- En fonction de ses amis

- En fonction des codes sociaux élaborés et partagés par la société


Nos vies se sont construites sur ces fondations-là, penses-tu que tu aurais les mêmes valeurs si tu étais né-e ailleurs ? que ta vie serait plus, ou, moins pire ?

Vois-tu le verre à moitié plein ou à moitié vide ?

Les valeurs permettent de donner du sens à nos vies, elles évoluent à travers le temps et les expériences vécues. Aussi, dans une société où les besoins sont créés à but de consommation, il peut être rendu compliqué de savoir si elles nous appartiennent ou si elles sont issues d’un conditionnement de pensées et de savoir.

C’est éthique, il n’y a pas de bonnes ou mauvaises réponses. Les perceptions que nous avons de nous-même nous appartiennent dont les origines débutent dès la petite enfance. Un travail de connaissance de soi est une plus-value pour les distinguer, c’est la prise de conscience de ce qu’on veut ou pas dans nos vies.


Carl Jung évoque le terme de « persona », masque que nous portons en société pour faciliter notre intégration sociale et répondre aux codes sociaux. Par exemple l’attribution de diplôme et le statut social associé, la possession matérielle souvent signe de réussite, les représentations d’une femme ou d’un homme ou encore du couple…etc. La différence se joue dans leur reconnaissance et acceptation comme partie de nous-même, le regard de l’autre étant la barrière entre notre monde intérieur et le monde extérieur. Vouloir plaire à tout le monde, c'est répondre aux attentes des autres en niant sa propre valeur; en retour on ne laisse pas l'autre nous aimer telle que l'on est ("telle que l'on nait")

Suis-je dans l’être ou le paraître ?


Lorsqu’on rentre dans l’obligation de faire et/ou d’être, des luttes internes peuvent se manifester par de l’anxiété, des colères, insomnies, problèmes cutanés… Comment ? car le corps, le système nerveux ne parvient plus à compenser le stress perçu, la régulation naturelle (l’homéostasie) ne se fait plus. C’est la surchauffe, il n’y a plus de liquide de refroidissement dans le circuit.


Osons nous remettre en question ce qui motive réellement nos choix de vie que l'on finit par reproduire de génération en génération. Prenons comme exemple celui qui est nommé « le vilain petit canard » car nous le percevons comme différent et donc nous le reconnaissons comme un « non-soi ». Le système immunitaire fonctionne ainsi pour protéger le corps, si nous faisons un parallèle, rejeter l’autre est une manière de se protéger mais de quelle manière ? car on sent en réel danger ou influencer par le poids du regard de l’autre ?


Est-on réellement en amour de soi-même lorsque qu’on s’évertue à faire plaisir à l’autre en occultant ses besoins ? Reconnaitre ses limites s’est se respecter sans craindre le désamour et le manque de reconnaissance de l’autre. Mais lorsque dans nos premières années de vie nos besoins n’ont pas ou peu été reconnus, il est moins aisé de les reconnaitre en nous car nous avons intégré qu’elles avaient peu de valeurs.


Parfois, l’agacement survient sans même savoir d’où il sort, ce sont les blessures enfouies qui tapent à la porte mais le mental résiste pour se maintenir en survie. Lâcher-prise des résultats et des attentes des autres est une clé pour se lâcher la grappe au quotidien


L’importance du regard de l’autre

La comparaison débute dès l’enfance, à l’école par les résultats scolaires, entre fratries, en milieu professionnel, dans le couple, les réseaux sociaux, entre hommes ou entre femmes… ce sentiment peut pousser à « faire » et « penser » tout un tas de choses pour ressentir l’approbation, la reconnaissance, la validation de l’autre (ou bien l’effet inverse par l’isolement social). Ainsi le circuit de la récompense s’enclenche, poussé dans cet élan de voir l’amour dans les yeux de l’autre.

Cette peur de perdre l’amour de l’autre peut conduire à des choix désalignés pour soi. Dans le cas du repli sur soi, on ne sécrète plus assez d’hormones de bien-être pour ressentir cet élan de vie.

Et si cet amour propre était assez fort pour qu’aller le chercher à l’extérieur ne soit plus un but à atteindre ? travailler l’acceptation de soi est une clé pour être en harmonie avec son environnement, l’importance accordée au regard de l’autre est moins omniprésente car nous reconnaissons notre valeur et lâchons prise de ce que pense autrui.

Travailler l’amour de soi

Accueillir ces émotions négatives est une guidance interne pour nous indiquer ce qui les provoque.

On vous a coupé la route en voiture et vous vous agacez, vous êtes entré-e en réaction et pourquoi ? Est-ce réellement le fait qu'il ne respecte pas les règles de civilité ? Le danger que cela a représenté car vous revivez une expérience douloureuse ? Ou encore le fait que vous ayez été vexé qu'on ait osé vous passez devant ? Est-ce que cela vous renvoi à de l'injustice ? De l'humiliation ? Cela vient-il activer votre sentiment d'infériorité ?... ah ça y est la voilà la cause ! je ressens le besoin d’être respecté-e car j’ai été rejeté et humilié enfant (ce n’est qu’un exemple). Ce cheminement à travers une succession de questions est une façon de remonter à la source de ce qui nous met en réaction


Notre cerveau possède une zone limbique (siège des souvenirs et émotions) et la zone pré-frontale permettant la prise de décision entre autres. En fonction de ce que nous avons connu et appris, nous élaborons des patterns et des choix conscients/inconscients. On rentre en réaction lorsque ceux-ci sont issus de blessures non guéries, les parties de « soi-niées ».



Entreprendre un chemin de transformation est courageux car apprendre à se connaitre, c’est aussi une manière de se regarder en face. La zone de confort, ce que nous croyons savoir et maitriser, est bousculée sans trop connaitre ce qui nous attend une fois qu’on décide de faire un nouveau choix. C’est la manifestation du mental qui ne peut contrôler l’inconnu.


Finalement l’amour de soi s’est affirmer son identité sans craindre le désamour provenant du monde extérieur. Ses valeurs et sa propre valeur étant clairement identifiées de l’intérieur


Comment ?

- Accepter sa valeur sans se comparer à l’autre

- Reconnaitre la source de ses blessures et les accepter à son rythme

- Progresser vers un état d’Être

- Oser le changement et élaborer de nouvelles connaissances

- Accepter son passé pour vivre dans le présent et construire l'avenir sur de nouveaux choix positifs


Exercice de psychologie positive :

Je vous partage des exercices à réaliser à la maison, ces exercices permettent de se sensibiliser aux émotions positive , à l'instant présent par l'écoute active et identifier nos valeurs


psy positive ex DOM seance 3
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